- Un virage synthétique assumé après « Blown »
- Robyn, Caroline Polachek et un film comme boussole créative
- Un album synth-pop expérimental déjà existant
- Les doutes de l’après-« Blown »
- Chronologie d’une transformation
- Cap sur la tournée avec Blondshell
- Ce qu’il faut retenir de l’interview au Mad Cool
- En bref
TTSSFU dévoile les secrets de sa nouvelle musique au Mad Cool
Vous cherchez à savoir dans quelle direction part TTSSFU après son EP « Blown » ? Lors d’une interview accordée au Mad Cool Festival, Tasmin Nicole Stephens, la musicienne britannique derrière le projet, a levé le voile sur sa nouvelle musique : un virage assumé vers un son plus synthétique et dream-pop, des influences pop inattendues, et l’existence d’un album resté dans les tiroirs. Elle est également revenue sur les doutes qui ont suivi la sortie de « Blown » et a confirmé sa prochaine tournée aux côtés de Blondshell. Voici, dans l’ordre où elles ont été formulées, les révélations de l’artiste mancunienne.

Un virage synthétique assumé après « Blown »
Sortie le 29 août 2025 chez Partisan Records, l’EP « Blown » avait installé TTSSFU dans un registre noisy-pop et shoegaze, entre guitares saturées et voix éthérée. Au Mad Cool, l’artiste a expliqué que son prochain projet prend une direction différente, plus synthétique et proche de la dream-pop.
Ce changement ne s’improvise pas : il découle d’une réflexion sur ce qu’elle veut désormais exprimer musicalement, au-delà du format guitare-basse-batterie qui a fait la matière de « Blown » et de son précédent EP autoproduit « Me, Jed and Andy ».
📌 À retenir : le prochain disque de TTSSFU délaisse partiellement les guitares saturées de « Blown » pour une palette plus électronique et atmosphérique.

Robyn, Caroline Polachek et un film comme boussole créative
Interrogée sur les références qui nourrissent cette évolution, Tamsin Stephens a cité plusieurs sources d’inspiration inattendues pour une artiste jusque-là associée au shoegaze et au grunge :
- Robyn, pour son approche de la pop synthétique et émotionnelle.
- Caroline Polachek, dont le travail vocal et la production hybride influencent la nouvelle direction sonore.
- Le film « J’ai vu la télé briller », cité comme référence esthétique et atmosphérique pour le prochain disque.
Ces trois noms marquent une rupture nette avec les figures évoquées jusque-là par la chanteuse, qui confiait au webzine Line of Best Fit avoir grandi avec Kurt Cobain comme premier déclic artistique. Comme elle le résumait alors : « Dès mon plus jeune âge, je savais que c’était un excellent moyen de m’exprimer. » Le grunge reste une matrice, mais la pop synthétique s’y ajoute désormais comme deuxième langage.
💡 Astuce : pour comprendre le virage de TTSSFU, il est utile d’écouter en parallèle un titre de Caroline Polachek et un morceau de « Blown » comme « Sick » — le contraste de production illustre concrètement le changement annoncé.
Un album synth-pop expérimental déjà existant
Autre révélation faite au Mad Cool Festival : il existe un album synth-pop expérimental, déjà composé par TTSSFU, mais qui n’est pas destiné à sortir tel quel. Selon les propos rapportés par l’artiste, un titre de ce projet sera toutefois repris et retravaillé pour figurer sur son prochain disque officiel.
Cette information éclaire une partie du processus créatif de la chanteuse : loin de composer un disque après l’autre de façon linéaire, elle semble accumuler plusieurs corpus de morceaux en parallèle, dont certains ne voient jamais le jour dans leur forme originale. Le titre qui migrera vers le prochain album agit ainsi comme un pont entre cette expérimentation synth-pop et le disque à venir.
Les doutes de l’après-« Blown »
Le passage le plus personnel de l’interview concerne les doutes ressentis par Tamsin Stephens après la sortie de « Blown ». L’artiste explique avoir traversé une période d’incertitude, nourrie par la comparaison avec d’autres groupes croisés en tournée.
Cette dynamique n’est pas surprenante au regard de son parcours récent : TTSSFU a partagé la scène avec des artistes comme Soccer Mommy, Mannequin Pussy ou English Teacher, comme le rappelle la chronique de « Blown » publiée sur Sound Of Violence. Se retrouver programmée aux côtés de formations déjà installées peut légitimement questionner une artiste encore en pleine construction de son identité sonore.
📌 À retenir : c’est précisément cette remise en question qui semble avoir accéléré la recherche d’un son distinctif, plus synthétique, pour se démarquer plutôt que de reproduire les codes croisés en tournée.
C’est là que réside l’information la plus significative de cette interview : le virage synth-pop de TTSSFU n’est pas qu’un choix esthétique gratuit. Il apparaît comme une réponse directe à une crise de confiance post-« Blown », transformée en moteur créatif plutôt qu’en frein. L’artiste utilise la comparaison avec ses pairs de tournée comme un déclencheur pour affirmer une voix propre, distincte de la scène indie-rock britannique dans laquelle elle a émergé.
Chronologie d’une transformation
Pour resituer ces annonces dans le parcours de l’artiste, voici les étapes clés qui mènent à cette nouvelle musique :
- 2020 : Tasmin Nicole Stephens commence à publier sa musique sur SoundCloud sous le nom TTSSFU, dans une approche lo-fi enregistrée à la maison.
- EP « Me, Jed and Andy » : premier projet autoproduit sur GarageBand, marqué par le single « Studio 54 », signé chez Partisan Records.
- 29 août 2025 : sortie de l’EP « Blown », toujours chez Partisan Records, avec des titres comme « Cat Piss Junkie », « Forever » ou « Sick ».
- Tournées de soutien : dates aux côtés de Soccer Mommy, Mannequin Pussy et passages par des festivals comme Green Man ou le Manchester Psych Fest.
- Interview au Mad Cool Festival : révélations sur le virage synth-pop, les influences pop et les doutes post-« Blown ».
- Annonce d’une tournée avec Blondshell, confirmée à cette occasion.
Cap sur la tournée avec Blondshell
L’interview au Mad Cool Festival s’est conclue sur une annonce concrète : TTSSFU partira en tournée aux côtés de Blondshell. Cette association place la Mancunienne aux côtés d’une artiste américaine elle-même reconnue pour un songwriting indie-rock incisif, ce qui prolonge la logique de programmation déjà observée avec Soccer Mommy ou English Teacher.
Pour le site Sound Of Violence, qui suit le parcours de l’artiste depuis « Blown », cette tournée s’inscrit dans la continuité d’un calendrier de dates déjà dense en 2025-2026, entre scènes européennes et festivals. Elle offre aussi une nouvelle occasion pour le public de mesurer, en direct, l’évolution sonore annoncée au Mad Cool.
⚠️ Attention : à ce stade, aucune date précise ni tracklist du prochain disque n’a été communiquée par l’artiste ou par Partisan Records ; les informations disponibles se limitent aux déclarations faites lors de cette interview.
Ce qu’il faut retenir de l’interview au Mad Cool
| Point clé | Détail |
|---|---|
| Direction sonore | Virage vers un son synthétique et dream-pop, après le noisy-pop de « Blown » |
| Influences citées | Robyn, Caroline Polachek, le film « J’ai vu la télé briller » |
| Projet parallèle | Un album synth-pop expérimental existe ; un titre sera repris sur le prochain disque |
| État d’esprit | Doutes post-« Blown » liés à la comparaison avec d’autres groupes en tournée |
| Annonce | Tournée à venir aux côtés de Blondshell |
Pour approfondir le contexte de cette annonce, TTSSFU nouvelle musique : ce que révèle Tamsin Stephens à Mad Cool revient plus en détail sur les circonstances de cette interview.
En bref
L’interview donnée au Mad Cool Festival dessine le portrait d’une artiste en transition : celle qui enregistrait seule sur GarageBand des morceaux inspirés de Kurt Cobain et de My Bloody Valentine assume aujourd’hui vouloir explorer la pop synthétique de Robyn et Caroline Polachek. Le prochain disque de TTSSFU portera la trace de ce dialogue entre grunge, dream-pop et synth-pop expérimental — et se jouera aussi, très concrètement, sur les routes de la tournée avec Blondshell. Reste à savoir si ce virage confirmera la promesse entrevue avec « Blown », ou s’il redéfinira entièrement l’identité sonore de la Mancunienne.
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