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Dragonflies : Dhani Harrison et Nigel Godrich lancent leur nouveau groupe

Par admin · · 7 min

Dragonflies, Dhani Harrison et Nigel Godrich : ce que l’on sait de leur premier album

Vous pouvez écouter depuis le 18 septembre 2026 le premier album de Dragonflies, le duo formé par Dhani Harrison et Nigel Godrich. Huit titres, 38 minutes, une sortie chez Dark Horse Records/BMG. Le disque est disponible en streaming et en vinyle. Le premier single, « Slower », ouvre l’album, accompagné d’un clip psychédélique.

Ce projet réunit le fils de George Harrison et le producteur associé à Radiohead, Beck ou IDLES. Il ne ressemble pas à un énième album d’artiste « produit par un grand nom » : les deux hommes signent ensemble.


Dragonflies, Dhani Harrison et Nigel Godrich : l’essentiel en un coup d’œil

L’album éponyme est sorti le 18 septembre 2026. Voici les informations vérifiables à retenir.

Élément Détail Source
Artistes Dhani Harrison et Nigel Godrich Site officiel du groupe
Album Dragonflies, 8 titres, 38 minutes Apple Music
Date de sortie 18 septembre 2026 Site officiel, Rolling Stone France
Label Dark Horse Records/BMG Site officiel du groupe
Premier single « Slower », titre d’ouverture, clip de Ruffmercy Rolling Stone France
Single suivant « Setting Sun », vidéo de Tarik Barri Site officiel du groupe
Contributions notées Arrangements de David Campbell, batterie de Joey Waronker Lust4live

📌 À retenir : Dragonflies est un duo à parts égales. L’album a été conçu « comme un tout », selon Nigel Godrich.

Deux parcours qui se rejoignent

Dhani Harrison, de la carrière solo au retour au Royaume-Uni

Dhani Harrison est le fils de George Harrison, guitariste des Beatles et fondateur de Dark Horse Records. Le label qui publie aujourd’hui Dragonflies est donc celui de son père. Il a déjà mené une carrière solo et a sorti l’album Innerstanding.

D’après Rolling Stone France, le projet naît à un moment de bascule. Neuf ans après son premier album solo, Harrison est revenu s’installer au Royaume-Uni après vingt ans passés à Los Angeles. Il décrit lui-même un changement de rythme, un retour au calme.

Nigel Godrich, un producteur qui lève le pied

Nigel Godrich est connu pour son travail avec Radiohead, Beck, IDLES et d’autres, comme le rappelle la présentation d’Apple Music. Sa discographie de production compte aussi des albums comme OK Computer, In Rainbows ou Sea Change. Il a également travaillé avec Paul McCartney.

Au moment où le projet prend forme, il décide de ralentir les tournées et les enregistrements. Selon Rolling Stone France, ce double ralentissement donne son titre au premier single : « Slower ».

Genèse du projet : de la pandémie à la scène studio

Plusieurs récits circulent sur l’origine du duo. La présentation du projet situe sa genèse pendant la pandémie, quand les deux hommes ont commencé à jouer ensemble sans objectif défini.

Apple Music donne un autre point de départ. La relation aurait d’abord été celle d’un mentor et de son protégé : Godrich aurait aidé Harrison à surmonter un blocage d’écriture pendant la réalisation d’Innerstanding. Les deux versions ne s’excluent pas. La collaboration semble avoir évolué progressivement, d’un échange de conseils vers un vrai travail de duo.

Pourquoi « Dragonflies » ?

C’est Nigel Godrich qui a proposé le nom. Dhani Harrison l’a accepté tout de suite. « Les libellules sont un symbole d’éveil spirituel », explique-t-il à Rolling Stone France. « Chaque fois que j’en vois une, il se passe quelque chose de magique. »

Il décrit aussi son partenaire en termes élogieux : « une véritable machine », avec « une idée très précise de ce qu’il veut entendre ». Pour Harrison, l’expérience est enrichissante et « demande beaucoup d’humilité ».

Studio de Brixton, boucles de bande et improvisation

La méthode de travail est l’un des points distinctifs du projet. Le duo enregistre dans un studio de Brixton, à Londres. Il s’appuie sur des boucles de bande magnétique (tape loops) et sur l’improvisation.

Le chroniqueur de Lust4live décrit un résultat cohérent avec cette approche : « Un son, une boucle, une guitare, puis une idée qui s’y accroche. » Selon lui, l’album s’est bâti « dans l’instant, sans plan préétabli, porté par le mouvement et l’écoute ».

💡 Astuce : pour saisir cette méthode à l’oreille, écoutez « Slower » en casque. Les éléments y sont posés « à la bonne distance », selon Lust4live : groove grave, percussions souples, guitare qui dérive, voix en retrait.

Cette façon de faire a aussi modifié les rôles. Toujours d’après Lust4live, Harrison contrôle d’habitude l’ensemble de ses productions. Ici, il accepte de laisser Godrich, « davantage dans le rôle du sculpteur sonore », prendre les commandes. Le chroniqueur écrit que cette perte de contrôle devient, « paradoxalement », le moteur du disque.

Un son entre « rock spatial terrestre », trip-hop et expérimentation

Une étiquette à nuancer

Le groupe décrit son son comme du « rock spatial terrestre », une formule qui associe l’ampleur planante du rock cosmique à une matière très concrète, ancrée dans le studio.

La critique est plus prudente sur les étiquettes. Lust4live écrit : « Pas vraiment du rock spatial, pas exactement de l’électronique, encore moins du trip-hop. Plutôt une musique en apesanteur qui garde les pieds dans le studio. » La formule du groupe et ce jugement se rejoignent plus qu’ils ne s’opposent : les deux parlent d’une musique flottante mais physique.

Les influences citées

Le projet revendique trois références :

  • Beth Gibbons, chanteuse de Portishead, dont l’univers trip-hop se retrouve dans certains titres.
  • David Sylvian, ancien chanteur de Japan, pour la retenue vocale et les textures.
  • Ryuichi Sakamoto, pour l’approche mêlant mélodie et atmosphère.

Ces références restent en arrière-plan. Lust4live évoque Portishead et Radiohead, mais précise que « ce qui compte ici, c’est l’immersion dans l’atmosphère ».

Les titres à connaître

L’album compte huit morceaux, dans cet ordre : « Slower », « Setting Sun », « Straight Line », « Heart or Head », « Ophelia », « The Weight », « In Between » et « End of World ».

Plusieurs critiques s’arrêtent sur des titres précis :

  • « Slower » : un trip-hop « fantomatique, presque tactile » pour Lust4live. Le clip de Ruffmercy mêle des images à forts accents psychédéliques à une batterie hypnotique et à des lignes de guitare mystérieuses.
  • « Straight Line » : Apple Music y voit un jeu entre l’acoustique et l’électrique, où voix et pianos se heurtent à la chaleur artificielle de l’électronique.
  • « The Weight » : un morceau lent, d’inspiration trip-hop, bâti sur une ligne de basse hypnotique et un falsetto flottant de Harrison.
  • « In Between » : des cordes qui s’ouvrent sans que le morceau perde son sentiment de proximité.
  • « End of World » : le titre de clôture, que le texte d’Apple Music retient comme son préféré.

Les arrangements de David Campbell élargissent certains morceaux. Joey Waronker apporte une pulsation organique, qui évite à l’ensemble de se dissoudre.

Un duo, pas une commande

Le point qui distingue Dragonflies tient dans la présentation d’Apple Music : ce n’est pas « un chanteur qui engage un super-producteur pour pimenter son son ». Le texte parle d’une collaboration où l’énergie « sombre » et la polyvalence de Godrich apportent précision et clarté à l’écriture de Harrison.

Le disque avance, selon Lust4live, sur « une ligne fine ». Il est assez expérimental pour surprendre et assez mélodique pour rester en mémoire. Cette formule résume la promesse : un travail de studio exploratoire au service de chansons identifiables.

Pour une lecture complémentaire, Dragonflies : quand Dhani Harrison et Nigel Godrich réinventent l’héritage revient sur la dimension patrimoniale du projet.

Éditions vinyles et disponibilité

L’album est disponible en streaming sur toutes les plateformes. Côté objet, le site officiel du groupe annonce deux éditions vinyles :

  1. Une version translucide verte, exclusive aux disquaires indépendants.
  2. Une version violette, en quantité très limitée, vendue sur la boutique officielle avec un print signé par Dhani Harrison et Nigel Godrich.

Ces éditions colorées s’inscrivent dans une tendance plus large. Nous évoquions déjà cette logique avec le vinyle limité des Rolling Stones sorti sous alias.

Le premier concert annoncé est une date à Paris, à La Maroquinerie. Les places pour Londres et Paris sont en vente, d’après le site du groupe.

Pour entrer dans l’album, commencez par « Slower », puis enchaînez avec « Setting Sun » et sa vidéo signée Tarik Barri. Gardez « End of World » pour la fin : c’est le morceau de clôture, et le plus lent du disque selon Apple Music.

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